dimanche 18 février 2007

JoeyStarr en haut de l'Olympia

JoeyStarrComme en octobre 2006, JOEYSTARR s'affiche en lettres rouge au fronton de L'Olympia. Bientôt elles seront remplacées par celles d'Hervé Vilard, de Chimène Badi, d'Alain Barrière. Après le passage sur le plateau de la Star'ac, la variétisation de "la face sombre de NTM" suit sa lancée.

La salle, "chauffée à blanc" (le public est en effet peu coloré) est déjà conquise. L'ex moitié de NTM n'a plus qu'à se baisser pour la cueillir avec les titres de son dernier album Gare au jaguarr. Porté par le gros son des metalleux d'Enhancer, l'animal a cassé sa laisse. Joey, t-shirt rouge avec "sa bougie" sur la poitrine, tient la foule à sa merci. Dans son ombre, Dadoo, le producteur de l'opus sus cité, joue les sparring partner de luxe.

Soudain, le parrain du Collectif Devoirs de Mémoires réclame le calme. Le concert se transforme en meeting. Désormais "darron", un JoeyStarr assagi se veut le messager de la participation démocratique, apôtre de la citoyenneté. JoeyStarr est comme le vin, il se bonifie avec le temps.

Ces gages donné, le double R engagé libére l'enragé. Il met les gaz et les compteurs à zéro. Au Je t'emmerde, de Mc Jean Gab'1, il répond un classieux "Je t'encule". Quand à Doc Gynéco, "le grand légume noir", il recommande de le passer à l'économe et de finir par le rectum. Re-classe.

Joey est plus inpiré dans le choix de ses invités. La troupe de Ceux qui marchent debout - oui, oui, qui l'eut cru? - débarquent pour entamer avec moult trompettes et banjo un medley du Suprême. D'ailleurs, quelques reprises des succès du Nique ta mère sonnent comme une adresse à son ancien compère, son "poto Kool Shen". Réconciliation en vue?

Pour la "dernière danse" de la soirée, Joey joue les marieuses et convoque deux des hymnes les plus populaires des années 90: le riff du Smell like teen spirit de Nirvana lacère l'espace sur les lyrics de Seine Saint-Denis style. Rock et Rap ont-ils trouvé leur chaînon manquant?
JoeyStarr
Olympia
17/02/07

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